Denis COURTOT, Directeur de l'aménagement et du développement, EPAMSA « Le risque inondation doit être le moteur d'une transformation urbaine durable »

Pour lire l'intégralité de cet article, testez gratuitement AMC - édition Abonné
Zoom sur l'image Denis COURTOT, Directeur de l'aménagement et du développement, EPAMSA « Le risque inondation doit être le moteur d'une transformation urbaine durable »
© Emmanuel Lemire - PHOTO - 066_Image53824.jpg

« Dans un cahier des charges, le risque inondation ne doit pas se réduire à ses attendus techniques et réglementaires, il doit au contraire être le moteur d'une transformation urbaine plus durable proposant de nouvelles façons d'habiter. Les exemples des noues, réalisations obligatoires qui assurent la gestion alternative des eaux de pluies, sont des "marques de fabrique" de nos projets urbains. Elles mettent en avant le parcours de l'eau de façon visible et pédagogique pour les usagers de la ville. Ainsi, les citoyens responsables auront-ils plus de scrupules à jeter leurs mégots dans les noues végétalisées que dans les bouches d'égout, même si c'est le même réseau !

Nous réalisons des ouvrages facilitant l'infiltration des eaux de pluie au plus proche de l'endroit où les gouttes d'eau tombent. Ce qui permet de limiter le nombre et le dimensionnement des réseaux en béton et de diminuer considérablement le rejet instantané en rivière, qui se produit inévitablement avec l'imperméabilisation des sols.

La problématique est identique pour les zones d'expansion des fleuves et rivières. L'ensemble des normes et règlements applicables à un temps "T" peuvent être contradictoires voire même incompatibles. Il nous faut donc faire des choix. Une procédure "normale" d'aménagement dure aujourd'hui en moyenne cinq à six ans : les conséquences sur la programmationinitiale doivent être appréhendées afin d'éviter le décalage possible entre le moment de la conception et les besoins réels au sortir des procédures.

Notre rôle est de concevoir de manière "responsable" des villes qui auront la faculté de s'adapter à un mode de vie que nous ne connaissons pas encore. C'est la première démarche du "développement durable" urbain - la réversibilité, l'adaptation -, qui permettra aux générations futures de faire évoluer sans trop de difficultés les fragments de ville que nous créons aujourd'hui.

À ce titre, la gestion de l'eau est un parfait exemple de la mutation des usages de la ville qui influe fortement sur sa morphologie.

Denis COURTOT, Directeur de l'aménagement et du développement, EPAMSA « Le risque inondation doit être le moteur d'une transformation urbaine durable »
PDF de l'article

Zones inondables

Les images de villes inondées, de lotissements submergés et de bâtiments effondrés sont montrées régulièrement sur les chaînes d'information. Conséquences réelles ou supposées des changements climatiques, ampleur surestimée des […]

PHOTO - 062_Image53739.jpg

TER Vallon des Aygalades Marseille

Le projet Euroméditerrannée 2 prolonge les opérations urbaines déjà engagées. Cette nouvelle phase d'extension, labellisée « Ecocité » en 2009, s'étend vers le nord sur d'anciennes friches industrielles et des emprises logistiques […]

PHOTO - 064_Image54104.jpg

Tectoniques École maternelle Nîmes

Très fortement touchée par des épisodes d'inondations catastrophiques, en particulier depuis quinze ans, Nîmes, est une ville qui a dû adapter considérablement ses règles d'urbanisme. Au milieu du quartier pavillonnaire au sud de […]

PHOTO - 063_Image54093.jpg

ANMA écoquartier en méandre de fleuve Carrières-sous-Poissy

Au cœur d'une boucle de la Seine, ce nouvel écoquartier vient réordonner, sous la direction de Nicolas Michelin, un site jusqu'alors peu valorisé. Sur les 47 ha de friches, où des carrières aujourd'hui délaissées avaient remplacé […]

Une marque

Groupe Moniteur Infopro Digital