Dossier détails : Jardins suspendus

 

 

A l'heure où la planète s'asphyxie, le mythe de Babylone et de ses jardins suspendus fait toujours rêver. Les villes irrespirables et congestionnées se tournent vers le ciel, cherchant leur salut sur les toits. Il faut verdir et planter à tout prix. L'architecture devient support végétal, et même terre agricole grâce aux cultures hydroponiques. Les citadins anxieux croient en la laitue du 7e étage et au thym serpolet des terrasses parisiennes, mais oublient le maraîcher qui, dans les franges urbaines, agonise à quelques lieues de là. Le jardin suspendu est davantage affaire d'architecte que de jardinier : avec la courbe aérienne d'un backyard londonien, les restanques de béton soulevés d'une île de l'Adriatique, des jardins en gradins dominant à Paris les canyons haussmanniens, une canopée habitée sur les rives du Pô ou la respiration verte d'un gazon de polyéthylène sur les toits d'un polder en Hollande, les jardins suspendus, lorsqu'ils font sens, sont générateurs d'espace autant que de chlorophylle.

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