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ÉQUERRE D'ARGENT 2011 / NOMMÉ - STEVEN HOLL - LEIBAR & SEIGNEURIN - CITÉ DE L'OCÉAN ET DU SURF

Zoom sur l'image ÉQUERRE D'ARGENT 2011 / NOMMÉ - STEVEN HOLL - LEIBAR & SEIGNEURIN - CITÉ DE L'OCÉAN ET DU SURF
© Iwan Baan - Cité de l'océan et du surf, Steven Holl - Leibar & Seigneurin, Biarritz, nommé à l'Equerre d'argent 2011 : façade extérieure

La façade vitrée nord-est faisant office d’entrée dans le musée.

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À Biarritz, l’équipe Steven Holl-Leibar & Seigneurin, choisie par le maire de la ville, livre un édifice raffiné et expressif dont la puissance formelle lui permet de vivre indépendamment des animations qu’il accueille.

Une vague entre ciel et océan. C’est autour de ce concept, énoncé dès le début du projet par une aquarelle de Steven Holl, que la Cité de l’Océan et du Surf de Biarritz s’est dessinée. L’édifice livré en juin dernier en est une traduction littérale. Conçu avec l’agence basque Leibar & Seigneurin, il est la première réalisation française de l’architecte new-yorkais. La construction, abritant un parcours dédié à la connaissance et à la préservation du milieu océanique, est inscrite dans le projet « Biarritz Océan » visant, avec l’extension du Musée de la mer, à renforcer l’identité culturelle de la ville. En faisant le choix pour ce nouvel édifice d’une architecture symbolique, et en créant un objet expressif en lui-même, les architectes ont répondu à un certain flou du programme au moment du concours.

Située au sud du centre historique de la ville, sur un terrain triangulaire de 4,3 ha pointant à l’ouest vers l’océan Atlantique, la voûte inversée large de 55 m de la construction est située à 500 m du rivage, entre un golf et quelques pavillons. Installée à l’extrémité est du terrain, là où il est le plus large, cette vague plonge sur son côté ouest pour atteindre le niveau du sol et amorcer un chemin piéton menant à la plage. Elle transforme ainsi la couverture de l’édifice en un espace librement accessible au public, dont la courbure atteint une hauteur maximale de 12 m à sa pointe sud-est et minimale de 8 m au nord-ouest. Le revêtement en pavé de calcaire à joints enherbés de cette grande place l’empêchera cependant de faire le bonheur des skaters, excepté dans la bassine lisse creusée dans la partie sud-est de la toiture. Depuis ce belvédère « sous le ciel », l’Océan, pas si proche finalement, devient visible. En réalisant de nombreux dessins de détails (le tracé de 70 coupes a été nécessaire) et plusieurs maquettes disséquant les techniques constructives possibles, les architectes ont atteint l’épure géométrique souhaitée pour cette couverture inscrite dans un plan trapézoïdal. C’est finalement un système de poutres courbées supportant une dalle de 2000 m2 et reposant sur une série de poteaux de 4,15 m x 0,60 m et les murs d’enceinte qui a été retenu. Les variations dimensionnelles et formelles de chacune de ces poutres ont rendu leur préfabrication en atelier impossible, elles ont donc été coulées en place, comme les parois verticales en béton. Elles affichent un profil rectiligne de 20 à 25 m de long en travée centrale et une forme arquée sur les rangées latérales. À leur sommet, un retour d’angle leur permet de prendre appui sur les murs porteurs périphériques. C’est seulement en plongeant sous cette vague bétonnée que le visiteur découvre l’emprise réelle de l’édifice. Car, sous le plafond courbé, deux niveaux de sous-sol accueillent les 2 000 m2 d’exposition dont la scénographie n’a pas été réalisée par les architectes.

À l’extérieur, perçant la courbe inversée du toit, deux émergences en verre translucide posées sur la vague, tels les rochers situés au large de la côte, abritent une cafétéria, un restaurant et un kiosque. L’opalescence de leurs vitrages et de ceux de la façade d’entrée du musée, conjuguée au béton immaculé des murs, renforce la pureté esthétique recherchée par les architectes. L’édifice ne s’impose pas dans le paysage. L’enfouissement des deux tiers du bâti permet également à la construction de tirer parti de l’inertie thermique du toit.

 

Visitez le site des architectes : 
www.stevenholl.com

www.leibarseigneurin.com

 

 

 


Cité de l'océan et du surf, Steven Holl - Leibar & Seigneurin, Biarritz, nommé à l'Equerre d'argent 2011 : toiture de l'édifice
Sur la toiture de l’édifice: au premier plan, la bassine, seul endroit lisse du revêtement, et derrière, les deux «rochers» émergents de la vague.

 

 


Cité de l'océan et du surf, Steven Holl - Leibar & Seigneurin, Biarritz, nommé à l'Equerre d'argent 2011 : vue panoramique
La toiture du bâtiment amorce un chemin piétonnier menant à la plage, située à 500 mètres à l’ouest.

 

 

 


Cité de l'océan et du surf, Steven Holl - Leibar & Seigneurin, Biarritz, nommé à l'Equerre d'argent 2011 : hall d'entrée du bâtiment

 


Cité de l'océan et du surf, Steven Holl - Leibar & Seigneurin, Biarritz, nommé à l'Equerre d'argent 2011 : plan du rez-de-chaussée

 



Cité de l'océan et du surf, Steven Holl - Leibar & Seigneurin, Biarritz, nommé à l'Equerre d'argent 2011 : coupe transversale
 

  • Lieu : Biarritz (64)
  • Maîtrise d’ouvrage : Ville de Biarritz et SNC Biarritz Océan
  • Maîtrise d'oeuvre : Steven Holl Architects (Steven Holl, Solange Fabião, Rodolfo Dias) associés à Leibar & Seigneurin (Julien Baronnet) ; Steven Holl, paysagiste
  • Surface : 4 960 m2 SHON
  • Coût : 21 M€ HT (hors scénographie) 

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