L'urbain de chacun

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L'un des paradigmes premiers de l'urbanisme et de l'aménagement repose sur les interrelations entre les « réseaux » et le « territoire ». Ces interrelations mobilisent des savoirs qui appartiennent à deux compréhensions de l'urbain : d'un côté, la théorie de l'information, des réseaux et des mobilités ; de l'autre, une philosophie de l'espace, de la ville et de la terre. Les mutations technologiques et comportementales actuelles devraient conduire à privilégier l'approche « relationnelle » mais l'on constate que la pratique « spatialiste » à toujours les faveurs de l'État.

Les modèles urbains ont été, depuis la fin des Trente Glorieuses et la première crise pétrolière, fondés sur un New Urbanismplanétaire : un découpage des terres urbanisables en lots commercialisables dans le laps de temps le plus court, baptisés îlots - parfois mêmes qualifiés d'haussmanniens ou d'« îlots ouverts » -, de ville à prolonger, ou ailleurs de trames quasi coloniales déguisées sous des allures de paysage. Tel a été le principe majeur des aménageurs et le succès des urbanistes durant ces quarante dernières années. La priorité a été donnée à la commercialisation, comme dans les opérations de Seine Rive-Gauche à Paris, l'île de Nantes, le plateau de Saclay ou Euroméditérannée à Marseille.

Mais le modèle des flux des Trente Glorieuses fait son retour aujourd'hui, en cohérence avec la demande de la société des échanges et du durable qui s'est mise en marche. En conséquence, faire un projet devient à [...]

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