LA PISCINE DE CHÂTEAU-THIERRY (1971)

Zoom sur l'image LA PISCINE DE CHÂTEAU-THIERRY (1971)
© Photos Jean Biaugeaud, archives Vaudou-Luthi - PHOTO - 19025_1160339_k2_k1_2726317.jpg

PISCINE DE CHÂTEAU-THIERRY (1971).Page de droite, en haut : un remblai ferroviaire (à gauche de l'image) sculptait le site, qu'il mettait à l'abri des regards indiscrets. En bas : une mezzanine suspendue au portique pince le volume principal et donne de la compacité à l'espace du petit bain.

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Malgré une production significative dans l'Hexagone et à l'étranger - sièges sociaux, usines, gares, équipements, hôtels, ensembles résidentiels, villas et même un château d'eau -, l'agence Vaudou-Luthi, active des années 1960 aux années 1990, n'a pas encore suscité toute l'attention qu'elle mérite.

Très controversé, le projet de démolition de la piscine municipale de Château-Thierry fournit l'occasion de considérer un art de bâtir des Trente Glorieuses qui se distingue par une prédilection assez rare pour la construction métallique et par une très grande élégance formelle. Deux bâtiments antérieurs, le siège de la société Marchand, à Ivry-sur-Seine (1961), et l'Institut des pêches maritimes, à Nantes (1969), témoignent également du savoir-faire d'Olivier Vaudou et de Reymond Luthi, acquis à partir des années 1950 par leur collaboration avec Jean Dubuisson.

Le Paris des années 1950 attire nombre de jeunes architectes des pays voisins. On s'y forme et on s'y rencontre, au service des maîtres du moment.

C'est le cas d'Olivier Vaudou et de Reymond Luthi, tous deux nés en Suisse, qui lient connaissance chez Jean Dubuisson, avant de s'associer, dans les années 1960. L'agence Vaudou-Luthi(1) produira une architecture qui offre une synthèse originale du meilleur de la production de ce temps et de la formation complémentaires des deux associés, baignée de la tradition architecturale et de l'environnement culturel des bords du Léman.

Olivier Vaudou entre chez Jean Dubuisson en 1951, sans diplôme - il l'obtiendra à l'atelier La Mache-Zavaroni en 1955. Il devient rapidement l'un des piliers de l'agence. Cette expérience décisive, longue d'une dizaine années, le conduit à travailler sur des projets majeurs : le Shape village à Saint-Germain-en-Laye (1951-1952), la résidence du Parc à Croix [...]

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