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Le gouvernement maintient le concours d’architecture

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« La fin des concours d’architecture ? » par Jacques Hesters, architecte

 

Après une forte mobilisation de l’ensemble de la profession et des semaines d’incertitude, l’ordre des architectes est enfin rassuré : Matignon s’est prononcé pour le maintien « sans ambiguïté » des concours d’architecture comme procédure obligatoire au-dessus des seuils européens de marchés publics.

Clé de voûte de la commande publique d’architecture et garant de la qualité architecturale, le concours d’architecture était menacé de devenir facultatif avec la transposition de la directive services. « En prenant l’engagement de maintenir le concours d’architecture comme procédure obligatoire au-dessus des seuils, le gouvernement vient d’accepter de préserver une production architecturale de qualité et innovante sur l’ensemble du territoire », indique Catherine Jacquot, la présidente de l’Ordre ce 29 mai dans un communiqué (lire ci-dessous).

 

Quid des contrats globaux ?

A quelques semaines de la publication des nouvelles règles sur les marchés publics – ordonnance puis, avant la fin de l’année, décrets – les architectes restent cependant préoccupés par la place que prendront les contrats globaux dans la commande publique. Ces contrats qui peuvent associer conception, réalisation, entretien et/ou maintenance, semblent en bonne place des procédures à développer. La version actuelle de l’ordonnance, soumise depuis hier à l’examen du Conseil d’Etat, le prévoirait.

Les architectes qui estiment que ce mode de dévolution de la commande publique les place totalement sous la coupe des entreprises générales y sont particulièrement réticents : « Bien que les arguments de la profession aient été entendus, nous devons rester vigilants ! », annonce Catherine Jacquot, prête à mobiliser la profession. Avec sa consœur Marie-Françoise Manière, présidente de l’Unsfa, elle estime que dans le cadre de cette réforme de la commande publique, c’est l’indépendance de la maîtrise d’œuvre – incluant l’ingénierie et les économistes de la construction – qui se joue (lire ci-dessous). Ensemble, elles ont proposé une rédaction de l’ordonnance intégrant les contrats globaux à la loi MOP (loi maîtrise d’ouvrage publique), sauvant en particulier la mission complète de l’architecte.

Quant à la procédure de conception-réalisation, sous-catégorie des marchés publics globaux dans la future ordonnance et également dans le collimateur des architectes, « elle sera maintenue dans le respect des conditions posées par la loi MOP », prédit la présidente de l’Ordre.

 

 

 

 

 

 

 

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  • Le 29/05/2015 à 15h59

    Concours.... Mouais... Encore faudrait-il veiller un peu mieux à éviter tous les contournements dont ils font l'objet. Critères "vaseux", subjectifs, ou arbitraires, occultation du nom non garantie et si facilement contournable, manipulation du jury,... absence de contrôle sur le cout de revient global et à long terme, pénalités non dissuasives sur les travaux supplémentaires injustifiables, etc... Il y a du ménage à faire là dedans.

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