Le hors-série spécial 50 ans est paru

Le hors-série spécial 50 ans est paru
AMC hors-série 2018 - 50 ANS D'ARCHITECTURE

 

 

 

 

Pour ses 50 ans, AMC publie un hors-série anniversaire (disponible ici). L'occasion, à travers les archives de la revue, de revenir sur ce pan de l'histoire de l'architecture française, sous la plume du sociologue Jean-Louis Violeau.

 

Edito

 

Mèche lente


On n’a pas tous les jours 50 ans. Voire, un peu plus… En novembre 1967 sortait le premier numéro d’AMC, conçu comme une revue d’idées et de débats, destinée à dépoussiérer un vieux «bulletin», celui de la Société des architectes diplômés par le gouvernement (SADG). C’était à peine trois ans avant le lancement du concours pour le centre Beaubourg, à Paris, qui allait être remporté par deux jeunes architectes, Renzo Piano et Richard Rogers. Novembre 2017: Renzo Piano remporte l’Equerre d’argent pour le nouveau tribunal de Paris. Alors, rien n’aurait changé en un demi-siècle dans le cénacle de l’architecture française?


Bien au contraire, l’examen de cinquante années d’archives de la revue, auquel s’est livré, pour ce numéro anniversaire, Jean-Louis Violeau, montre des changements colossaux dont on ne mesure pas toujours l’ampleur, dès lors qu’ils se sont effectués insensiblement. L’architecture est une discipline à mèche lente, pour reprendre l’­expression de Jean Nouvel, mais l’évolution continue des idées et des références est bien réelle. Ce que l’on tient pour vérité intangible un temps ne l’est plus une ou deux décennies plus tard. De la revue de la fin des années 1960, marquée par la domination des sciences humaines –mais d’où la production architecturale de l’époque était étonnamment absente– à la profusion éclectique d’aujourd’hui où les certitudes se sont évanouies, en passant par les «idéologies» intermédiaires –architecture urbaine, postmodernisme, néomodernisme, high-tech, et autres– c’est bien une aventure intellectuelle et constructive que nous font revivre les archives d’AMC, trois lettres qui ont fini par s’imposer seules, après avoir endossé les appellations Architecture-Mouvement-Continuité puis Le Moniteur-architecture. Ces cinquante années ont également été marquées par la révolution des techniques d’information. Si les revues étaient hier le moyen quasi unique pour tout architecte de faire connaître son travail, il? dispose aujourd’hui des sites Internet et des réseaux sociaux qui diffusent en flux continu la production mondiale. D’où la nécessité aujourd’hui pour une revue de trier, d’organiser et de hiérarchiser cette information, pour mettre en avant le meilleur de la production architecturale tout en lui donnant la pérennité et la reconnaissance qu’offre le papier. Une mission pour le prochain demi-siècle?


Gilles Davoine, rédacteur en chef

 

 

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