QUELLES PROMESSES POUR NOTRE-DAME DE PARIS ?

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© Viollet-le-Duc / Réserve des livres rares - Gallica : BNF - PHOTO - 22557_1350301_k2_k1_3132537.jpg

Etat projeté du massif occidental de Notre-Dame, publié dans Entretiens sur l'architecture (Viollet-le-Duc, 1863).

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Prononcée le 9 juillet dernier, plus d'un an après l'incendie, l'adhésion de l'Elysée au principe d'une restauration du dernier état connu de la cathédrale est, pour les uns, un retour à l'ordre et à la raison ; pour les autres, une faillite : l'abandon de toute idée de transformation, d'adaptation et de transcendance qui accompagne l'histoire, depuis toujours, des monuments. La situation est-elle aussi tranchée ? L'ambivalence de ces positions est au cœur d'un débat qui ne parvient pas à se mettre en place.

Au lendemain du sinistre du 15 avril 2019, dans un espace médiatique notablement occupé par les membres du gouvernement, l'annonce par le président de la République d'une reconstruction de Notre-Dame de Paris en cinq ans s'est assortie de celle du principe d'une consultation internationale. L'Elysée et Matignon n'imaginaient sans doute pas combien le terrain était miné et qu'il n'y aurait guère d'autre solution, le moment venu, que de battre en retraite.

Si le délai de cinq ans est manifestement maintenu pour la forme, le projet d'appel à idées pour la reconstruction de la flèche est définitivement enterré. La décision d'Emmanuel Macron du 9 juillet dernier signe a priori l'abandon de l'idée d'un renouveau pour la cathédrale. Que peut-il naître de cette précipitation ?

Frénésie décisionnelle

Il est apparu aux yeux de beaucoup que, selon la formule de Michel Guerrin, « le temps du politique et celui du patrimoine ne sont [...]

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