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Regard de photographe: Gaëla Blandy sur la corde sensible

Regard de photographe: Gaëla Blandy sur la corde sensible
© Gaëla Blandy - Gaëla Blandy - "Autoportrait"

 

 

 

 

Chaque semaine, AMC donne la parole à un photographe d'architecture pour commenter l'une de ses prises de vues. Invitée de cette série: Gaëla Blandy

 

Fiction ou réalité ? Gaëla Blandy raconte des histoires de la vie réelle et de la vie rêvée. Sur le fil, elle évolue entre deux mondes. Dans l’antichambre du quotidien, elle sonde les émotions, les souvenirs, les sentiments dont elle extirpe les preuves de l’existence. Les imperceptibles signes - que le mouvement du corps, l’étincelle dans le regard trahissent - sont subitement mis en lumière devant son objectif. « Expérimenter, tester l’espace photographique est une aventure sans danger », confie la photographe. Tirer un portrait, raconter une histoire, ce n’est finalement pas si différent semble-t-il. A travers ses images, l’observateur est emporté dans un ailleurs, une réalité passée dans le prisme de l’interprétation artistique. Gaëla Blandy n’hésite pas, elle laisse parler ses envies, joue sur sa corde sensible. Chaque rencontre peut être décisive et ses portraits d’anonymes révèlent l’univers fantastique des émotions souvent enfouies derrière la réalité d’un masque social. « J’aime être surprise, suivre une envie forte, une pulsion qui met en marche le processus créatif».

 

Du portrait à l’autoportrait il n’ y a qu’un pas qu’elle franchit pour devenir son propre champ d’exploration. D’image en image minutieusement datée, elle rédige son journal intime. Elle invente des mondes en séries qu’elle manipule, met en scène pour documenter des moments de la vie d’une femme résolument urbaine, mère et amoureuse. Chacun de ses travaux est investi d’une nécessité viscérale de rendre intelligible les sentiments. Monuments, immeubles de logements, musées : aucun programme n’échappe à l’allégorie et elle traite chacun d’eux comme s’il s’agissait d’un portrait. Quand par hasard un bâtiment suscite l’émotion, il devient le prétexte à l’écriture d’un scénario dont il est le héros. Autant surpris par ses personnages captivants, que par les bâtiments qu’elle photographie, l’observateur assiste devant ses images à la mise en mouvement de ce qui est habituellement figé. 

 

Site de Gaëla Blandy

 

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