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Regard de photographe: Laurent Malone, dans la "jungle" de Calais (1/4)

Zoom sur l'image Regard de photographe: Laurent Malone, dans la jungle de Calais (1/4)
© Laurent Malone - "S'attacher"- Calais

Chaque semaine, AMC donne la parole à un photographe pour commenter l'une de ses prises de vues. Invité de cette série: Laurent Malone.

Calais, 9 octobre 2015. "Souvent les étudiants de Paris-Belleville me demandaient ce que je voyais dans mon appareil. Je faisais un focus sur le détail qui m’intéressait. J’allais droit au but. Je travaille dans le mouvement, c’est mon corps qui se rapproche, comme pour la réalisation d’un film, d’une photographie qui s’étirerait dans un temps long. J’utilise un objectif de 50 mm, jamais de zoom, jamais d’effet d’optique, en référence au cinéaste japonais Ozu Yasujirô. J’aidais les étudiants de Cyrille Hanappe à comprendre cette question du lien, début de ce travail d’inventaire. Une façon de lester les tentes. Comment s’attache-t-on? J’en ai compris la symbolique après la tempête du 31 décembre 2007, avec les enfants de Don Quichotte sur le canal Saint-Martin à Paris, les liens qui unissaient les tentes les unes aux autres avaient sauvé le campement".

 

Le photographe Laurent Malone traverse les villes du monde entier, observant les mutations urbaines liées aux usages. De son travail avec l'association Perou, à Calais de février 2015 à mai 2016, il livre une série de photographies à la fois objets d'étude et collection d'histoires.

 

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