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Sophia Antipolis: la silicon valley française a 50 ans

Sophia Antipolis: la silicon valley française a 50 ans
©  Yann COATSALIOU/360 MEDIAS/Communauté d'Agglomération Sophia Antipolis - Sophia Antipolis

 

Les premiers coups de pioche remontent à 1971, mais c'est dès les années 1960 que l'ingénieur Pierre Laffitte imagine dans l'arrière-pays niçois "un Quartier latin dans les champs, voué à l'intelligence et à la modernité économique et sociale". De l'utopie originelle demeurent les architectures singulières qui peuplent aujourd'hui Sophia Antipolis. Retour sur six bâtiments remarquables, parsemés dans la garrigue.

Lovée dans l’arrière-pays niçois, Sophia Antipolis fait figure d’exception dans le paysage des zones d’activité. Née dans les années 1960 dans la tête de l’ingénieur Pierre Laffitte, l’autoproclamée "Silicon Valley française" accueille aujourd’hui 2230 entreprises. Ici, pas de boîtes à chaussures posées sur des nappes de bitume arides mais des architectures affirmées, disséminées sur les 2400 ha d’un parc préservé, à cheval sur les communes d’Antibes, Biot, Vallauris, Valbonne et Mougins. Très tôt, Pierre Laffitte charge les architectes Yves Bayard et Henri Vidal de penser un aménagement à faible densité en harmonie avec la garrigue. La cité des sciences devra répondre à un cahier des charges très précis avec des coefficients de POS drastiques: 10% pour les habitations et le sport, 40% pour les activités scientifiques, techniques ou éducatives. L'autre moitié du territoire devant rester préservée et la fameuse "loi des crêtes" interdisant les constructions au-delà des courbes naturelles de la garrigue.

 

Construits dès la fin années 1970 par les architectes Yves Bayard et Henri Vidal, les bâtiments de la fondation Sophia Antipolis, de l’Inpi et du CNRS font corps avec la pinède qui les accueille, telles des "prairie houses". Plus loin, quelques quartiers d’habitation nés dans les années 1980-1990 sont équipés de monuments manifestes, comme la mairie-église de Valbonne signée Pierre ­Fauroux. Sa géométrie élémentaire et ses motifs rappellent les œuvres tessinoises de Botta. À Sophia ­Antipolis, le parcours dans la garrigue est ­labyrinthique certes, mais offre une balade ­architecturale ­inédite.

 

 © Fondation Sophia Antipolis - Symisa 2004 - Ripodesign.com

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