"Capital agricole": plus qu'une semaine pour découvrir l'exposition manifeste du pavillon de l'Arsenal

Préoccupés par la crise environnementale et les problématiques qu’elle soulève concernant leur alimentation et leur santé, les habitants de la métropole parisienne considèrent de nouveau l’agriculture. Mais l’image presque romantique qu’ils en ont gardée est loin de l’organisation et des pratiques de la ville d’aujourd’hui. Au pavillon de l'Arsenal à Paris, l’exposition «Capital agricole–Chantiers pour une ville cultivée» fait la lumière sur les liens entre production agricole et production urbaine, entre le cultivé et l’habité, entre le sol et la ville. Prolongation jusqu'au 17 février 2019.

Photographie issue de l'exposition Capital agricole, au Pavillon de l'Arsenal - © Sylvain Gouraud
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Zoom sur l'image Capital agricole: plus qu'une semaine pour découvrir l'exposition manifeste du pavillon de l'Arsenal

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SOA architectes - Portrait

Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale en Ile-de-France, l’urbanisme a hiérarchisé les rapports entre la ville, la nature et l'agriculture. Peu à peu, il a conduit à une impasse environnementale, jusqu’à anéantir l’historique pratique agricole francilienne. Réunis autour de l’agence d’architecture SOA -commissaire de l’exposition- dans le cadre de la manifestation «Capital agricole–Chantiers pour une ville cultivée», architectes, urbanistes, agriculteurs, ingénieurs, géographes, ou sociologues se fondent sur cette agriculture urbaine oubliée pour envisager de nouveaux modèles.

Vers un nouvel urbanisme agricole

Quand certains investissent les toits ou les sous-sols des immeubles parisiens, d’autres envisagent la possibilité de cultiver les zones d’activité, d’investir les pelouses désertées des grands ensembles, ou encore de fourrager les parcs et même les abords d’autoroutes. Dans un cheminement à la fois chronologique et thématique, l’exposition guide le visiteur vers le devenir agricole francilien. Des photographies d’époque et des archives de la pensée des grandes utopies d’aménagement se mêlent à de nouveaux travaux, tels qu’une cartographie inédite de la métropole, des dessins de Yann Kebbi sur l’évolution des outils et habitats du monde paysan, ou encore les portraits photographiques et audio de sept pionniers de l’agriculture métropolitaine, réalisés par l’artiste Sylvain Gouraud. Révélant les liens entre ville, nature et agriculture, «Capital agricole» dépasse leurs oppositions premières et offre des pistes quant à un nouvel urbanisme.

Manifestation plurielle

Plusieurs événements pour échanger autour de la question fondamentale de l’agriculture accompagnent l'exposition. En novembre et décembre 2018, la grande halle du pavillon de l’Arsenal a notamment accueilli un marché paysan rassemblant des agriculteurs et des producteurs franciliens.

 

  • «Capital agricole – Chantiers pour une ville cultivée», au pavillon de l'Arsenal à Paris
    Jusqu'au 17 février 2019
    pavillon-arsenal.com

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  • miloub

    Bonjour, Ces espaces néo-agronomiques urbains ne pourraient-ils être mieux valorisés en les utilisant pour former et réintégrer socialement une part des marginaux urbains dont tout un chacun veut les sortir de leur misère : avec des formateurs, l'outil agricole et son rapport de réalité au terrain, avec ses contraintes permettrait sans doute d'intéresser bon nombres de personnes à la dérive. Oui, il devrait être possible d'user de ces outils au profit de l'intérêt général et social !

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