Multiculturalisme et recyclage à la galerie Serpentine

C'est l'agence Counterspace, une inconnue venue de Johannesburg (Afrique-du-Sud), qui réalisera l'édition 2020 du pavillon éphémère de la galerie Serpentine, dans les jardins de Kensington à Londres. Inauguration prévue le 11 juin 2020.

Pavillon Serpentine 2020, Counterspace architectes, Londres, vue intérieure - © Counterspace
photo n° 1/3
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Le temps de l'extravagence formelle des starchitectes globalisés serait-il définitivement passé? Contrairement à ses habitudes, la très select galerie Serpentine a choisi une agence inconnue pour réaliser son pavillon éphémère annuel dans les jardins de Kensington, à Londres. Après Jean Nouvel, Rem Koolhaas, Frank Gehry, Bjarke Ingels, Diébédo Francis Kéré ou encore Junya Ishigami, qui ont tous œuvré dans Hyde Park à l'invitation de l'institution, c'est au tour de Counterspace de se prêter à l'exercice de la construction temporaire. Les préoccupations de l'agence basée à Johannesburg (Afrique-du-Sud) et fondée par les architectes Amina Kaskar, Sumayya Vally et Sarah de Villiers -à peine trentenaires- est à l'image de celles des jeunes praticiens contemporains: l'inclusion, les démarches participatives, le recyclage, etc. Bien dans son temps, Counterspace s'implique autant dans la production architecturale que dans la recherche graphique et les réflexions urbaines, les publications et les installations artistiques.

Empeintes et richesse culturelle

Pour le pavillon 2020 de la galerie Serpentine, Counterspace a imaginé un abri dont les points porteurs et les cloisons reprennent découpes de fenêtres, corniches et volutes qui peuplent l'architecture de mémoire et de soins des quartiers périphériques de Londres. Le tout témoignant, au cœur d'un des lieux les plus huppés de la capitale anglaise, de la variété des cultures que brassent la métropole londonienne. "Les lieux de mémoire et de soins à Brixton, Hoxton, Hackney, Whitechapel, Edgware Road, Peckham, Ealing, North Kensington et au-delà sont transférés sur la pelouse de la Serpentine. Là où ils se croisent, ils produisent des espaces pour être ensemble", détaille l'une des fondatrices de Counterspace, Sumayya Vally. Le pavillon sera construit à partir d'une variété de matériaux, dont des modules K-Briq et du liège fournis par Amorim. Les K-Briq sont composées à 90% de déchets du bâtiment et réalisées sans cuisson, pour des émissions de carbone représentant un dixième seulement de celles issues de la fabrication des briques standard. Preuve que l'air du temps n'est plus à la fulgurance égocentrique de quelques stars, mais à la construction d'une démarche soucieuse de son environnement humain et matériel.

 

 

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