Salon du meuble de Milan 2018 : le In et le Off en images

Dans le salon du meuble officiel, la bonne santé économique du secteur explique sans doute le calme des pièces exposées. Des meubles de qualité certes, mais à la facture souvent sage. Le Fuorisalone a de son côté multiplié ses quartiers, rendant la ville presque tentaculaire. Panorama des sites majeurs qui ont animé Milan du 16 au 22 avril 2018.

MAD Architects avec Audi, Milan Brera 2018 - © SAVERIO LOMBARDI VALLAURI
photo n° 1/8
Zoom sur l'image Salon du meuble de Milan 2018 : le In et le Off en images

Le Salon du meuble de la foire de Rho à Milan a battu un record de fréquentation, avec une hausse de 26% par rapport à 2017 : pendant six jours d’avril 2018 (du 17 au 22), pas moins de 434 500 personnes venant de 188 pays ont sillonné ses allées, sans compter les 1800 exposants. Et que s'est-il passé du côté du Off, le Fuorisalone ?

 

L’espace, côté jardin

Côté jardin, les installations d'extérieur correspondent au lancement des festivités la veille du salon In (le 16 avril), avec l'exercice rituel orchestré par Interni, House in Motion. Dans les cours intérieures de l’université Statale, comme chaque année, on découvrait des mises en scène où concepteurs de renom (Studio Lissoni, MAD Architectes, Lorenzo Damiani…) et fabricants abordent des configurations spatiales. Une autre opération, qui questionnait l'habiter dans un espace contraint, se tenait sur la place du Castello Sforzesco, Inhabits Milano. Cette année des productions immersives comme des studios nomades sur roulettes permettaient d’explorer les proportions de l'espace limité, d'envisager ses potentialités.

 

Les stands, côté cour

Les salons organisés en stands se répartissent entre la mastodontique foire officielle de Rho, avec ses vingt halls consacrés au mobilier, et cette année les thématiques bain et cuisine, et plusieurs quartiers de la ville. Pendant de l'équipement intérieur, Space Interiors conforte le renouveau du quartier du Bosco Verticale (architecte Stefano Boeri). Par ailleurs, le quartier de Lambrate, qui paraît toujours lointain quant à son accès, était un peu déserté au profit des voûtes proches de la Gare Centrale, prises en main par l’organisation hollandaise Ventura. Expositions qui se mâtinent d'artistique, l'espace y est fait pour tous les photographes, en particulier les posteurs d'images du web… Plus chaotique mais désormais institutionnel, Tortona-Savona reste un point stable, plus confiné qu’il n’a été, où l’exposition d’ustensiles du quotidien de Studio Nendo invitait presque à la méditation. 

 

Spots historiques

Le musée de la Triennale de Milan ne faillit pas à la tradition, et offrait notamment un aperçu des maquettes de l’atelier de l'architecte designer Alessandro Mendini, un régal de recherches formelles colorées. Le Duomo était aussi un cœur battant. En extérieur se traversait la serre des quatre saisons (Carlo Ratti Associati), avec des plantations... sous la neige ! En intérieur, le Palazzo Reale accueillait une exposition plus arty utilisant la toile Alcantara, avec des oeuvres de Krijn De Konin ou Zimoun (Nine journeys through time, cocommissaire Davide Quadrio). La cité historique ouvrait les portes de ses palazzi (Litta, Clerici, Cusani, Serbelloni, Isimbardi, même la Villa Mozart, Villa Nechi Campiglio, Cloître San Simpliciano, de San Barnaba…) confirmant le mariage souvent possible entre ancien et moderne. Les showrooms de Brera-Lanza ont soutenu leur sens de l’accueil à l’italienne, multipliant les rencontres entre designers autour de soirées portes ouvertes.

 

Les îlots du renouveau

La zone dite d’Isola ou celle d’Alcova (du côté de Nolo) font partie des rues à visiter depuis peu pour un savoureux mélange des genres. Les signatures de tout jeunes designers sortants, de collectifs, et de quelques noms installés se mêlent dans une atmosphère décomplexée.

Que l’on se rassure, une semaine ne suffit pas à tout balayer, tant la ville regorge de spots. Rendez-vous est pris pour l’année prochaine, du 9 au 14 avril 2019, armé de bonnes chaussures de marche.

 

Réagissez à cet article

Saisissez le code de sécurité*

Saisir le code

*Informations obligatoires

FAIRE Paris 2019, accélérateurs de projets innovants du pavillon de l'Arsenal et de la Ville de Paris

Faire 2019: ouverture des candidatures

17/05/2019

Le pavillon de l’Arsenal et la Ville de Paris, en collaboration avec MINI et la Caisse des Dépôts, lancent la troisième édition de l'appel à projets innovants FAIRE Paris, destiné aux architectes, urbanistes, paysagistes, ingénieurs, […]

Les Jardins parisiens d'Alphand, Sous la direction de Sylvie Depondt, Bénédicte Leclerc, Eric Burie.

Alphand, le créateur du paysage parisien - Livre

17/05/2019

Polytechnicien et ingénieur des Ponts et Chaussées, rien ne prédestinait Jean-Charles Adolphe Alphand à devenir, en 1854, responsable des « promenades et des plantations de Paris », service venant d'être créé par le baron Haussmann. Ce […]

Sophia Antipolis, Cermics, Brante & Vollenweider architectes, 1996

Cermics, Sophia Antipolis, Brante & Vollenweider […]

16/05/2019

Les premiers coups de pioche remontent à 1971, mais c'est dès les années 1960 que l'ingénieur Pierre Laffitte imagine dans l'arrière-pays niçois "un quartier latin aux champs, voué à l'intelligence et à la […]

Centre de recherche et de design Mercedes-Benz, Sophia Antipolis, Pierre Fauroux architecte, 1989-1991

Centre de recherche et de design Mercedes-Benz, […]

16/05/2019

Les premiers coups de pioche remontent à 1971, mais c'est dès les années 1960 que l'ingénieur Pierre Laffitte imagine dans l'arrière-pays niçois "un quartier latin aux champs, voué à l'intelligence et à la […]

Rendez-vous à suivre

Cinq rendez-vous d'architecture, du 16 au 22 mai

16/05/2019

Expos, conférences, visites… les rendez-vous sélectionnés cette semaine par la rédaction d'AMC. Formes et lumière Jusqu’au 16 mai, à la galerie d’Architecture, à Paris Exposition de la photographe Gitty Darugar qui […]

Institut de Physique de Nice, Sophia Antipolis, Yves Bayard & Henri Vidal architectes, 1985

Institut de Physique de Nice, Sophia Antipolis, […]

13/05/2019

Les premiers coups de pioche remontent à 1971, mais c'est dès les années 1960 que l'ingénieur Pierre Laffitte imagine dans l'arrière-pays niçois "un quartier latin aux champs, voué à l'intelligence et à la […]

Une marque

Groupe Moniteur Infopro Digital

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus