Patrimoine : l’école d’architecture de Nanterre par Jacques Kalisz et Roger Salem (1970-1971)

Bâtiment prototype de l’enseignement de l’après-68 et rare exemple de préfabrication métallique en France, l’ancienne école d’architecture de Paris-la Défense située à Nanterre, en bordure du parc André Malraux, demeure menacée de démolition par l’État, son actuel propriétaire. Conçue par les architectes Jacques Kalisz et Roger Salem en 1970-71 avec le concours de l’entreprise Geep-Industries, elle est emblématique d’une pensée combinatoire s’appuyant sur la métaphore organique. Sa modularité favorise l’appropriation par les usagers et le développement de nouvelles pédagogies. Revenir sur les ambitions architecturales, urbaines, programmatiques et sociétales portées par cette œuvre inventive permet d’offrir, à l’heure du Grand Paris, des arguments objectifs pour envisager sa reconversion. Mais qui ne sont toujours pas entendus, à en juger par l'état de délabrement de ce patrimoine.

École d'architecture de Paris-La Défense, Nanterre, Jacques Kalisz et Roger Salem architectes, 1970-71 (photographiée en 2012) - © Bernard Marel
photo n° 1/12
Zoom sur l'image Patrimoine : l’école d’architecture de Nanterre par Jacques Kalisz et Roger Salem (1970-1971)

Désaffecté en 2004, laissé depuis lors à l’abandon et vandalisé, l’école d’architecture de Nanterre est une œuvre majeure dans la carrière de l’architecte Jacques Kalisz. Né en 1926 et disparu il y a tout juste dix ans, ce dernier fait partie de ces concepteurs qui, par conviction, abordent l’architecture sous l’angle du projet social. Refusant une architecture qu’il qualifie d’« alimentaire » (1), il vit et exerce sa vie durant en banlieue rouge parisienne en parfaite connivence avec des maîtres d’ouvrage de gauche. Arrivé en France en 1933 avec sa famille, son histoire personnelle est tragiquement marquée par ses origines juive et polonaise : il doit se cacher pendant la guerre et perd son père en déportation.

 

C’est en 1946 qu’il intègre l’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris, section architecture. Des études qui s’accompagnent d’un engagement au sein du mouvement communiste et sont ralenties par des difficultés matérielles. Entre 1950 et 1961, il travaille dans l’agence de Genuys, située à proximité de l’Ensba, sur des programmes de reconstruction en Moselle, aux côtés d’étudiants militants (Renaudie, Deroche, Chemetov et l’urbaniste Steinebach (2)), et s’y distingue par ses missions de suivi de chantier : en 1959, notamment, il conçoit l’ossature en profilés d’acier de l’église de Schœneck. Avant même d’avoir achevé sa formation, il s’associe à l’architecte Jean Perrottet, et rejoint avec lui l’urbaniste Allégret pour fonder l’Atelier d’urbanisme et d’architecture (AUA). Au sein de l’Ensba, situation atypique, il suit l’enseignement d’ateliers intérieurs comme extérieurs (Guth, Wogenscky, Sonrel, Herbé, Albert, Remondet), jusqu’à atteindre la pleine maîtrise de ses moyens conceptuels auprès de Zavaroni, son directeur de diplôme, qu’il obtient en 1963. Fait rare, le sujet est une commande réelle de la mairie de Pantin qui lui confie la conception de son centre administratif reconverti depuis en Centre national de la danse. La réception mitigée de ce travail personnel par l’institution attisera sa critique du système académique.

 

Pluridisciplinaire et fonctionnant à l’instar d’une coopérative, l’AUA prend le contre-pied du mode d’exercice traditionnel. Cette structure hors normes dans le paysage professionnel de l’époque rassemble des urbanistes, architectes, ingénieurs, paysagistes, décorateurs, sociologues, tous membres associés, et parmi eux les fondateurs Allégret, Berce, Fabre, Loiseau, Perrottet, Tribel, rejoints par Chemetov, Deroche, Kalisz, Steinebach. Par opposition à la production quantitative et normative des grands ensembles, l’AUA construit peu et se concentre sur des commandes publiques en banlieue rouge. En 1965, il reçoit le Grand Prix du Cercle d’études architecturales en même temps que l’Atelier de Montrouge (ATM), dont le fonctionnement en groupe et les commandes sont similaires. En 1972, Kalisz et Perrottet livrent la cité Lénine (logements HLM, commerces et activités à Aubervilliers) qui rappelle, par son plan en croix, sa coupe à gradins, sa dalle, la proposition de l’ATM pour la résorption du bidonville de Saint-Denis. En 1973, après son départ de l’AUA, Kalisz y installe son agence avec Salem, coconcepteur des projets depuis 1966. Premier programme d’importance, qu’il traite d’ailleurs hors AUA, l’école d’architecture de Nanterre occupe une place originale dans son parcours. Véritable démonstration, elle invite surtout à saisir la démarche conceptuelle de l’architecte autant que le pragmatisme de sa pratique habitée par une attention chaque fois renouvelée à la construction et aux matériaux.


Une vision ambitieuse de l’enseignement

Kalisz a toujours enseigné. Dès 1965, il est sollicité par des étudiants pour diriger un atelier extérieur à l’Ensba. Jusqu’en 1968, il est l’un des animateurs de la réforme de l’enseignement et participe aux commissions du directeur de l’architecture Max Querrien. Avec d’autres enseignants proches du parti communiste, il crée la première nouvelle structure, l’unité pédagogique d’architecture 1, dite UPA1, fondée sur l’opérationnel. Avec au départ, trois préoccupations : les forces de production, les besoins d’architecture pour le plus grand nombre, les problèmes scientifiques et technologiques (3). Les témoignages de ses étudiants (4) s’accordent sur son ouverture de pensée, la volonté de les guider vers une prise de position personnelle, un apprentissage d’un mode de pensée plutôt que la reproduction de figures de rhétoriques. Certains travaillent à l’agence et retrouvent une posture équivalente dans sa pratique : le projet d’architecture est le lieu de propositions multiples, parfois contradictoires, et l’occasion d’approfondir le débat. A la fin des années soixante, son enseignement s’oriente vers la transmission de nouveaux modes de composition de l’architecture pouvant inclure l’aléatoire : une position qui interroge le rôle même du maître d’œuvre. Le registre de la combinatoire devient peu à peu un principe sur lequel s’établit la formation de l’UPA1, également portée par Maillard, Ducamp, Dubosc. En 1969, il compte parmi les rares architectes enseignants – à l’instar de Candilis, lui aussi aux prises avec la réalité construite – à se voir confier par le ministère des Affaires culturelles la conception d’un établissement d’architecture.

 

 

L'engagement de Jacques Kalisz (au centre) dans la réforme de l'enseignement autour de 1968 explique qu'il ait obtenu la commande de l'école de Nanterre. Sa pédagogie se fonde sur la recherche de modes de conception combinatoires. © Documents et photos archives Serge Kalisz

 

 

Après 68, l’équipement public est le support rêvé du questionnement sur la composition architecturale, l’idée étant d’aboutir à une liberté de mise en forme et à des possibilités de réponses appropriées aux demandes des usagers. Candilis édifie ainsi l’école de Toulouse le Mirail à partir d’unités volumétriques avec des propositions avant-gardistes du Team 10. Il ambitionne de « créer un ensemble qui permette des changements constants, qui accepte une métamorphose continuelle » (5). Le bâtiment contemporain de bureaux Central Beheer bâti en 1972 en Hollande par Herzberger, également membre du Team 10, illustre ce renouveau conceptuel : la disposition réitérée de modules, sur le modèle de l’orphelinat d’Amsterdam de van Eyck, ne se réduit pas à un signe formel, mais tente d’offrir à l’individu une échelle à sa mesure dans un ensemble spatial ouvert. Dans ce cadre, la métaphore organique accompagne le faire pour construire un nouvel édifice théorique. Œuvrant selon des préoccupations proches, l’ATM évoque un tissu urbain et une « liberté de prolifération » et, issu du même atelier, Renaudie use des notions de combinatoire et de complexité pour décrire, à partir de 1968, ses géométries imbriquées dessinées sur une trame constructive homogène. La ville est énoncée comme organisme vivant et Nanterre répond à cet engouement en bénéficiant de l’opiniâtreté du jeune Salem (6), épaulé par Constantinoff. Choisi à l’issue d’une douzaine de solutions, le projet de l’école, qui comptabilise 11 000 m2, dévoile le contenu des présupposés théoriques de Kalisz. Il offre une pluralité de lieux ouverts et de parcours pouvant être appropriés, sans hiérarchie, à l’image du contenu pédagogique envisagé.

 

Le bâtiment est conçu par unités de plan carré, en triplex et à patios qui reposent sur le socle des espaces collectifs (amphithéâtres, administration) et sans façades principales. Dans son principe, il peut accepter des extensions et la présence des terrasses à différents niveaux est une invitation à l’imaginer comme une construction en devenir. En laissant pénétrer la lumière naturelle au sein de cette construction continue, les patios valident la figure de la nappe horizontale. La métaphore opère : il s’agit d’une « conception structurelle analogique aux principes de la biologie », imaginée sur le mode de la « prolifération », composée de « cellules formées d’un patio intérieur de trame carrée […], circulations et sanitaires étant groupés dans des noyaux porteurs cylindriques […] baptisés virus » (7). Chacune des UPA étant le reflet d’une prise de position idéologique donnée, celle de Nanterre ambitionne d’offrir, par son parti pris architectural, une pédagogie flexible.

 

Au sein de l’AUA, le choix du matériau de construction est inscrit dans une réflexion sur la transformation de l’appareil de production. Nanterre ne peut donc être comprise qu’au regard des réalisations précédentes. Et Frédéric Seitz de rajouter, de ce point de vue, qu’elle est la « forme la plus aboutie des démarches de Jacques Kalisz dans cette période » (8) : la combinatoire est envisagée de manière à libérer le plan et s’inscrit aussi dans une perspective d’industrialisation du bâtiment, récurrente chez Kalisz et liée au « progrès de la science ». L’emploi du métal reste, pour l’architecte accompagné de l’ingénieur Kostanjevac, le matériau de l’avenir : il « provoque l’imagination » en induisant une rupture avec les formes conventionnelles. L’architecte se réfère volontiers au travail d’Édouard Albert, perçu comme l’héritier ultime des architectes gothiques, Nanterre rappelant la faculté de Jussieu par son ossature acier rigidifiée par les fûts de béton des escaliers. Le centre administratif de Pantin (1963-1973) témoigne de la façon dont il exploite les qualités plastiques d’un matériau, en l’occurence le béton qui est utilisé comme ossature mais aussi comme un revêtement dont l’aspect moulé est mis en scène. C’est avec le programme des écoles maternelle et primaire et du collège Les Allumettes de Pantin (1964-1971), qu’il aborde véritablement le métal qui exige, plus que tout autre matériau, « rigueur et détermination ».

 

L’expérience acquise chez Genuys en matière de groupes scolaires le fait s’interroger sur les types établis par le ministère. Les espaces pédagogiques sont dessinés après une enquête menée auprès de professionnels de l’enseignement. Chacune des entités est fractionnée de manière à rendre lisible l’échelle des classes et à proposer des espaces de transition pouvant devenir des lieux collectifs hors normes. Les édifices sont par ailleurs conçus avec la collaboration de GEEP Industries, société spécialisée dans la réalisation rapide de groupes scolaires en métal(9). Kalisz utilise ce procédé mais choisit d’en extraire la structure. Ce qu’il souhaite, c’est « construire de manière à ce que la superposition des charges dans un plan vertical, la poursuite de ces charges verticales dans un plan horizontal […] soient le plus lisible possible, particulièrement dans leurs articulations ». Placés hors de l’édifice, les poteaux sont dessinés en Y renversé de manière à « suggérer la stabilité, comme les deux jambes écartées du corps humain » : la construction devient pour l’enfant une « leçon de choses ». Ces éléments sont encore exaltés par le coloriste Soumagnac. Etudié conjointement, le stade nautique d’Aubervilliers (1965-1969) présente un dessin plus expressionniste renforcé par la couleur. Les trois bassins sont d’abord destinés à être couverts par une structure en poutres treillis, illustrant la capacité du métal à franchir de grandes portées. Chacune des toitures est ensuite subdivisée en modules carrés suspendus à une nappe horizontale de poutres entrecroisées, posée sur des poteaux périphériques. Un système qui n’est pas sans rappeller les structures tridimensionnelles et préfabriquées des villes spatiales utopiques de Friedman.

 

 

Conçu par GEEP Industrie et composé d'éléments préfabriqués, le système constructif a permis une mise en œuvre très rapide. © Fonds J. Kalisz, Cité de l'architecture et du patrimoine

 

Un projet urbain et sociétal à réinventer

L’école d’architecture poursuit cette voie qui se veut démonstrative des possibilités du métal ; en ce sens, elle est pédagogique. Il s’agit d’une ossature tridimensionnelle, constituée à partir du module initial, lui-même subdivisé : le grand carré de 11 mètres porté par quatre poteaux enserre un carré construit sur sa diagonale qui comprend encore un carré intérieur. Cette décomposition structurelle offre la possibilité d’enchevêtrer les volumes et d’échapper à la simple addition de modules.

 

Compte-tenu des crédits alloués (1 000 francs/m2) et du temps imposé pour la réalisation de l’édifice – un an pour la conception et le chantier, une véritable gageure –, Kalisz se rapproche encore de GEEP et de l’une de leur invention expérimentale. Les architectes proposent une règle d’assemblage des composants et tentent de contourner l’aspect répétitif en jouant sur leur forme, leur position, leur couleur et sur la nature de leurs assemblages. Les poutres sont moisées sur les poteaux de manière à pouvoir déjouer les alignements. Le surdimensionnement des composants renforce la démonstration. Constituées d’étroits panneaux colorés à double paroi (tôle d’aluminium, isolation, tôle d’acier), les façades participent de ce jeu plastique. Malgré la difficulté des fondations, la durée du chantier bat un record. Cette commande ne marque pas seulement le début de l’exercice de Kalisz détaché de l’AUA, elle est aussi une des dernières réalisations de l’industriel qui dépose le bilan en juillet 1971, au bout de trois mois, l’édifice étant clos et couvert. Quant au second œuvre, il est conçu de manière à susciter des modifications, les auteurs niant ainsi implicitement toute forme de signature. Livré en septembre 1971, salué par la critique, l’édifice fait figure d’exception sur la scène architecturale française et reste un de ces rares exemples, à l’instar des réalisations d’un Albert ou d’un Lods, à intéresser le savoir-faire en acier allemand.

 

Au point de vue urbain, l’école de Nanterre, comme la plupart des UPA créées hors de Paris, amorce l’aménagement d’un nouveau territoire, et ce, sous la houlette de Kalisz, architecte conseil de l’Établissement public de La Défense. Elle s’inscrit dans l’ambitieux projet du point M situé à proximité de la préfecture des Hauts-de-Seine de Wogenscky et de la tour lumière cybernétique de Schöffer. Premier bâtiment édifié, en lieu et place de l’ancien bidonville, elle fonde le principe de ce parc habité de 25 hectares, l’« équivalent des Buttes Chaumont », constitué d’équipements publics à vocation culturelle. Le parc Malraux dessiné par le paysagiste Sgard se trouve bordé au nord de 2 500 logements pyramidaux – également conçus par l’agence Kalisz sur le modèle de la cité Lénine –, reliés par une dalle à la mégastructure qui enserre la station de train. L’opération prévoit aussi l’implantation de l’école et du Musée des arts décoratifs, du Conservatoire national supérieur de musique et d’une école de cinéma, dont le restaurant, les amphithéâtres et la bibliothèque sont supposés être partagés. La relation de l’école d’architecture au site s’opère par la présence de nombreux escaliers extérieurs menant aux étages et par le traitement de son rez-de-chaussée : un espace public connecté aux allées du parc, destiné à favoriser les échanges entre étudiants et habitants. L’école fait figure de pionnière en commençant à fonctionner sans transport public, alors que ni les aménagements extérieurs ni le parc ne sont achevés.

 

 

© Fonds J. Kalisz, Cité de l'architecture et du patrimoine

 

 

Nombre d’UP situées à Paris brillent alors par la précarité de leurs locaux. Nanterre en héberge deux d’entre elles, dont les idéologies s’opposent : l’UP5 créée avec Pingusson et, jusqu’en 1986, la conservatrice UP2. En plus de répondre aux contraintes liées à la réglementation incendie, l’évolution interne des locaux de l’école depuis 1971 révèle néanmoins un dysfonctionnement, un hiatus qui contredit les ambitions initiales affirmées. Elle traduit en même temps le refus d’une pédagogie libertaire et surtout, les enjeux contradictoires de l’enseignement de l’architecture après 1968 : une formation basée sur la pratique du projet avec des ambitions pluridisciplinaires peut-elle satisfaire le désir d’université ? Avec 700 étudiants, des enseignants aussi divers que Kostanjevac, Josic, Maurios, Pinon, l’UP5 se singularise et tisse des liens avec Paris X-Nanterre, le plus important site universitaire de la région. Elle constitue une importante bibliothèque et abrite, après le départ de UP2, le Centre de recherches sur l’habitat. En 1990, un effondrement précipite une campagne de travaux et de lourds investissements. Dès lors, sa fermeture en 2004 ainsi que la construction de l’école de Paris-Val de Seine posent question. Si le quartier n’a pas été réalisé selon les ambitions urbaines initiales, il conserve cependant une dimension culturelle avec la présence du théâtre des Amandiers (1974) le foyer Maurice Ravel conçu par l’agence Kalisz et destiné aux élèves du Conservatoire national de Paris (1979) dont l’école de danse de l’Opéra de Paris (Portzamparc, 1987) constitue le prolongement. Aujourd’hui, ce territoire est devenu un lieu de résistance publique face aux tours d’affaires voisines de La Défense. A l’heure où le quartier se pense à l’échelle du Grand Paris, en maintenir les caractéristiques offre des pistes quant à la reconversion programmatique de l’édifice de l’ancienne école. A ce titre, la transformation du centre administratif de Pantin en Centre national de la danse ouvre des perspectives.

 

Les réalisations bâties avec des composants préfabriqués métalliques peuvent être rénovés et transformées à moindre coût comme le montre la rénovation en 2000 de Kalisz sur son propre bâtiment,le collège Jean Vilar à la Courneuve. Les aspects constructifs de l’ancienne UP5 ne semblent donc pas constituer un obstacle majeur à sa reconversion. Docomomo France et les Amis de l’école d’architecture de Nanterre poursuivent un objectif ambitieux en demandant son classement au titre des monuments historiques (10) et sa rénovation à l’identique. Autrefois imposé au propriétaire au bénéfice du bâti, ce type de protection est dorénavant assujetti au fait de lui attribuer une nouvelle valeur d’usage. Il s’agit dès lors de convaincre les instances décisionnelles de perpétuer le devenir d’un édifice emblématique de l’histoire de l’architecture, porteur d’un projet sociétal désormais à réinventer.

 

1. J. Kalisz, « L’architecture et le métal », in F. Seitz, Architecture et métal en France XIXe-XXe siècle. Paris : EHESS, 1994.

2. P. Blin, L’AUA, mythes et réalités. Paris : Electa Moniteur, 1988.

3. J.-L. Violeau, Les architectes et mai 68. Paris : Recherches, 2005.

4. D’après les témoignages de F. Seitz, S. Constantinoff, 2011.

5. Candilis, « A la recherche d’une nouvelle conception d’école d’architecture ». Fds Candilis. Centre d’archives Ifa.

6. Cosignataire du foyer Ravel et des logements pyramidaux de Nanterre.

7. Dossier DAU Jacques Kalisz. Centre d’archives Ifa.

8. F. Seitz, L’architecture métallique au XXe siècle. Paris : Belin, 1995.

9. F. Seitz, « GEEP Industries, le cœur et la croissance », Les années ZUP. Paris : Picard, 2002.

10. Une pétition en ligne : www.mesopinions.com/Pour la sauvegarde de l’école d’architecture de Nanterre.

 

Bénédicte Chaljub est architecte, docteur en architecture, Bénédicte Chaljub oriente ses recherches sur la production du XXe siècle en France. Elle a notamment publié sur Gailhoustet et Renaudie, l’équipe Candilis/Josic/Woods. Elle prépare actuellement un ouvrage sur l’édifice de la cité artisanale de Sèvres construit par Alexis Josic en 1965 et démoli en 2007 (ed. L’œil d’or), ainsi qu’une exposition sur l’architecture de la Cité Internationale Universitaire de Paris en collaboration avec son Centre de valorisation du patrimoine.

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