PREMIÈRE ŒUVRE 2002 / LAURÉAT – DOROTHÉE GUENEAU ET RAFFAELE MELIS – TROIS PAVILLONS

L’enjeu du projet consistait à rendre aux Niortais une promenade qu’ils avaient abandonnée, en réhabilitant le site et en redonnant une nouvelle image et une fonction aux pavillons dégradés qui subsistaient sur le terrain. 

Vue de la passerelle en construction et de l'un des pavillons avant la mise en oeuvre de l'enveloppe en résille métallique : Trois pavillons, Dorothée Gueneau et Raffaele Melis, Niort, Prix de la Première Œuvre 2002 - © Jean-Bernard Soudères
photo n° 1/15
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Au début des années 60, la commune de Niort avait aménagé en centre aéré la presqu’île du Pré-Leroy, une langue de terres inondables entre la Sèvre et un canal. Cet équipement comportait trois pavillons sur pilotis, très caractéristiques de leur époque: toiture en V, panneaux de façades en béton préfabriqué à claustra et pavés de verre, laissés à l’abandon depuis plusieurs années. La ville ayant décidé d’une réhabilitation du site en promenade, elle a souhaité conserver les pavillons malgré leur état de dégradation, en témoignage des générations d’enfants qui y ont passé leurs vacances.

Le programme prévoyant une nouvelle affectation – une radio locale, un cyber-café ludothèque et un bureau des médiateurs sociaux – les pavillons ont été vidés, rénovés et réaménagés selon leur fonction. Le parti d’envelopper les pavillons d’une résille inox permet d’assurer les protections exigées par un seul élément architectural fort. L’emprise de la dalle du grand pavillon a été réduite de manière à limiter l’accès à un portail au nu de la toile et à permettre de la tendre à l’aplomb des toitures et des terrasses.

Le matériau de cette enveloppe (acier inox spécifique) est adapté au milieu humide et sa texture (transparence: 57%) laisse percevoir à la fois l’architecture originale des pavillons et la vue sur le paysage. La toile et son ossature constituent une structure autonome, indépendante de celle des pavillons. La largeur des panneaux courants respecte les trames de la charpente. La fixation des panneaux se fait tous les 50 cm par étrier et ressort sur lisse basse pour la maintenance et par boulonnage sur lisse haute. Les lisses sont boulonnées à des poteaux ronds toute hauteur. Une croix de saint-André en câbles tendus assure le contreventement pour chaque façade du grand pavillon.

Traversant le site dans sa longueur, une circulation ample articule les différentes séquences du projet: jeux d’enfants, coin lecture, jardin humide. Elle conserve son confort en dimension et éclairage aussi bien en partie sud du site que lorsqu’elle s’élève au niveau des pavillons sur pilotis. Elle devient alors passerelle et fait office de rampe d’accès à chaque pavillon. Le mouvement de la courbe est dicté par les accès aux pavillons et les cotes du terrain pour une longueur de traversée aussi économique que son nombre d’appuis.

Lors des inondations, la passerelle permet d’observer sans danger, la nouvelle topographie de la presqu’île, pour jouir de l’événement de la crue sans avoir le subir.

 

 

  • Lieu : Niort, Deux-Sèvres (79)
  • Maîtrise d’ouvrage : Ville de Niort
  • Maîtrise d'oeuvre : Dorothée Gueneau, Raffaele Melis, architectes ; Samuel Landreau, architecte paysagiste ; J.-C. Cornet, économiste ; ATTES, BET structure ; ACE, BET fluides 
  • Surface : 415 m2 SHON, dont deux petits pavillons 75 m2 SHON (x2) ; grand pavillon 265 m2 SHON
  • Coût : 1,05 M€ HT, dont 73 175 € HT

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