PREMIÈRE ŒUVRE 2005 / LAURÉAT – VIALET ARCHITECTURE– LABORATOIRE DE RECHERCHE EN NEURO-IMAGERIE

Accueillant 150 chercheurs dans des laboratoires équipés d’instruments de haute technologie pour l’imagerie du cerveau, le bâtiment se présente comme un long parallélépipède partiellement encastré dans le terrain. Une série de césures dans le volume atténue l’effet de masse et dessine des terrasses au niveau supérieur.

Vue extérieure : Laboratoire de recherche en neuro-imagerie, Vialet architecture, Caen, Prix de la première œuvre 2005 - © Aymeric Fouquez
photo n° 1/8
Zoom sur l'image PREMIÈRE ŒUVRE 2005 / LAURÉAT – VIALET ARCHITECTURE– LABORATOIRE DE RECHERCHE EN NEURO-IMAGERIE

Au niveau supérieur, les bureaux largement vitrés profitent des vues sur l’extérieur. 

Articles Liés

PRIX D'ARCHITECTURE DU MONITEUR 2005 : BÂTIMENTS NOMINÉS AU PRIX DE LA PREMIÈRE ŒUVRE

ÉQUERRE D'ARGENT 2005 / NOMINÉ - BEAL & BLANCKAERT - INSTITUT SUPÉRIEUR D'AGRICULTURE

ÉQUERRE D'ARGENT 2005 / NOMINÉ - HEINTZ ET KEHR - MAISON DE L' ENFANCE

La maîtrise d’ouvrage de Cyceron souhaitait pour cette importante extension de ses activités, un bâtiment emblématique qui donne au centre de recherches en neurosciences une visibilité sur le site et marque une rupture avec l’existant. Cette plate-forme expérimentale réunit de manière exceptionnelle des équipes de chercheurs du CNRS, de l’INSERM et du CEA et travaille en collaboration avec le CHU de Caen, l’université de Basse-Normandie et le centre de lutte contre le cancer. Son caractère pluridisciplinaire permet de mener des recherches intégrées qui vont de l’étude du gène jusqu’à celle comportement.

Le nouveau bâtiment en extension du centre de recherche, abrite donc un laboratoire de neuro imagerie fondamentale et un laboratoire de neurosciences cognitives. Il est constitué d’un parallélépipède allongé comportant des entailles qui génèrent des terrasses pour les bureaux, et deux boîtes en excroissance abritant chacune un puissant appareil d’imagerie par résonance magnétique (IRM 3T et IRM 7T). La légère déclivité du terrain a autorisé l’enterrement partiel du bâtiment et donc d’une partie des salles potentiellement à risques. Au niveau bas, sont répartis les laboratoires qui occupent toute la largeur du bâtiment. Les équipements sont regroupés en fonction des risques spécifiques : laboratoires classiques, laboratoires utilisant des éléments radioactifs, IRM. Certains locaux sont délibérément aveugles afin de répondre aux exigences techniques ; mais dans la partie qui émerge du sol, les laboratoires disposent de fenêtres hautes en bandeau afin que les chercheurs travaillent en lumière naturelle.

L’écriture volontairement simple confère un caractère presque industriel au bâtiment.

La construction est une structure classique de planchers et voiles béton coulés en place. Les façades sont porteuses et composées d’éléments de béton préfabriqués aux configurations variées. Pour ce faire, l’architecte a travaillé en étroite collaboration avec l’entreprise afin de réaliser en particulier des éléments en équerre pour traiter les angles du bâtiment.

Cet aspect que l’architecte nomme « fausse 3D » donne une épaisseur aux pièces qui se retournent sur l’angle. Le béton teinté dans la masse en deux tons de gris plus ou moins soutenu, est protégé par une lasure minérale. Ce jeu sur la coloration du béton et le calepinage des formes singulières des panneaux contribuent à donner une texture à ces façades porteuses.

Le traitement des espaces intérieurs est volontairement sobre. L’évolution rapide des technologies de recherche requiert une grande flexibilité du plan. Les cloisonnements en plâtre assurent la possibilité de réaménagements ultérieurs. Les bureaux disposés en pôles de trois, quatre, six ou dix cellules de travail de 15 m2, occupent le niveau supérieur et s’ouvrent ponctuellement sur des terrasses accessibles. La climatisation n’était exigée que pour les laboratoires. Les bureaux sont donc protégés par des vitrages isolants, atténuant la pénétration du rayonnement solaire et limitant les déperditions thermiques. Les surfaces vitrées présentent des effets iridescents produits par l’assemblage de verre standard avec des verres miroirs bleutés. En outre, dans les circulations et le hall, les vitrages sont dotés d’un film intercalaire rose. Avec la même intention de rompre la blancheur technique des laboratoires, certains murs au rez-de-chaussée et quelques plafonds à l’étage sont peints en vert vif. De même, deux boîtes aux façades vert pomme signalent à l’extérieur les locaux abritant les appareils d’IRM.

Le bâtiment n’étant pas accessible au public, l’entrée s’effectue par le jardin au cœur du centre de recherche, mettant ainsi en communication les différents équipements du pôle. 

 

Visitez le site des architectes : http://www.vibarchitecture.com/fr/

 

  • Lieu : Campus Jules-Horowitz, Caen (14)
  • Maîtrise d’ouvrage : GIP Cyceron
  • Maîtrise d'oeuvre : Vialet architecture ; Franck Vialet , architecte, Bettina Balus, architecte associée. Olivier Blondeau, Laure Brusset, Eftychia Moska, Yolene Gilbert, Jean-Philippe Poiroux, Céline Turpin, collaborateurs. Betom, BET ; Fabrice Bougon, économiste
  • Surface : 2 300 m2 SHON
  • Coût : 3 389 600 € TTC hors équipements scientifiques

Réagissez à cet article

Saisissez le code de sécurité*

Saisir le code

*Informations obligatoires

Sommaire

Une marque

Groupe Moniteur Infopro Digital

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus