PRIX SPÉCIAL DU JURY DE L'ÉQUERRE D'ARGENT 2009 / LAURÉAT – LIN, FINN GEIPEL ET GIULIA ANDI - CITÉ DU DESIGN

Vue intérieure : Cité du design, LIN, Finn Geipel et Giulia AndI, Saint-Etienne, Prix spécial du jury de l'Équerre d'argent 2009 - © Christian Richters
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Inaugurée le 1er octobre 2009, la Cité du design est une institution publique qui vise à promouvoir la discipline éponyme auprès des professionnels mais également du grand public à travers une large offre de manifestations dont la plus reconnue est la Biennale internationale design Saint-Etienne. Projet porteur et pionnier pour le territoire en pleine mutation de Saint-Etienne et l'ensemble de son agglomération, la Cité est implantée sur le site de l’ancienne manufacture d’Armes dont trois des édifices historiques ont été réhabilités pour l’occasion, le reste ayant été démoli pour permettre la construction d’un nouveau bâtiment. Baptisé la Platine, ce dernier ne s’encombre pas de complexité volumétrique et prend la forme d’un simple parallélépipède rectangle à la toiture légèrement bombée, long de 193,2 m, large de 31,2 m et haut de 6,5 m en son sommet. A la volumétrie générale réduite à sa plus simple expression se superpose le choix d’une enveloppe extrêmement sophistiquée, en contraste avec la simplicité constructive des bâtiments existants. S'étirant parallèlement au bâtiment de l’Horloge, la Platine impose sans ambages sa morphologie singulière en s’affranchissant très clairement du patrimoine historique tout en respectant la complexité du tissu stéphanois, une position assumée par Finn Geipel et Giulia Andi, architectes lauréats du concours en 2004, qui expliquent : « La Platine est pensée comme articulation entre la figure hiérarchique et discontinue du site patrimonial et la matrice continue requise par le programme institutionnel. Ainsi, elle facilite des connexions transversales entre les pôles d’un réseau non hiérarchisé et offre un passage public couvert, accueillant les activités les plus ouvertes de la Cité du design. Lieu de fusion et d'irrigation pour le site, au regard de la ville, son positionnement précis dans le terrain la fait fonctionner comme une rue intérieure, interférant le moins possible avec la visibilité du bâtiment de l'Horloge et permettant l'intégration visuelle à la place d’Armes et ainsi, au centre-ville. »

D'un point de vue programmatique, la Platine regroupe un auditorium de 300 places, deux salles d’exposition (1 300 et 870 m²), le hall d’accueil (Agora), un restaurant, une matériauthèque, une médiathèque et une serre conçue par les paysagistes de l'agence Base œuvrant à la régulation thermique du bâtiment. Sur quelque 7 465 m² de surface, cette Platine se définit comme « un espace inter-climatique enveloppé d’une peau novatrice et modulable qui s’appuie sur des technologies avancées ». En léger flottement sur le sol, la structure du bâtiment repose sur le principe d’une double résille unitaire métallique, formée d’une maille tridimensionnelle et basée sur une trame de 2,10 m. Celle-ci se déploie des murs à la toiture libérant ainsi des espaces intérieurs libres de tout point porteur. Les 14 068 triangles équilatéraux (1,2 m de côté) générés par ce dessin sont remplis par des panneaux qui se déclinent en 11 versions : opaque en aluminium anodisé, vitrage isolant à lamelles fixes, translucide ou coloré, officiant comme protection solaire, photovoltaïque, ouvrant pour le désenfumage et la ventilation… Cette palette des possibles permet ainsi de créer des ambiances et des performances différenciées selon les variations climatiques ou les changements d’usages. Graduée et réactive, cette peau permet également le dosage de la lumière et de l’occultation en fonction des occupations des espaces intérieurs et ce, sans devoir traiter l’ensemble du volume. Malgré la répétitivité d’un module unique, pour prendre toute la mesure du caractère enveloppant de la peau, c’est à 31 mètres de haut qu’il faut grimper, dans l’Observatoire. Elément signal de ce nouvel équipement ambitieux, cette structure en charpente métallique bâtie en amont du projet, pendant le chantier en 2006, offre une des vues les plus intéressantes de la Cité du design, celle qui manque toujours pour la plupart des bâtiments, mais aussi un remarquable panorama sur la ville. « A côté du bâtiment de l'Horloge, cette tour, assemblée sur place, précisent les architectes, a fait connaître le projet aux Stéphanois en leur offrant une perspective inédite sur la ville et devient un repère fort, identifiable de la Cité du design. » Prochaine date clé de la vie de la Cité du design, la prochaine Biennale aura lieu du 17 novembre au 5 décembre 2010 sur le thème de la téléportation.

 

Visitez le site des architectes : http://www.lin-a.com/

  • Lieu : Saint-Etienne (42)
  • Maîtrise d’ouvrage : SEM Saint-Etienne Métropole ; SEDL, assistance à maîtrise d'ouvrage
  • Maîtrise d'oeuvre : LIN , Finn Geipel et Giulia Andi, architectes ; Stefan Jeske, Philip Koenig et Jan-Oliver Kunze, architectes collaborateurs ; ArupLighting, lumière ; Base, paysagistes ; BETOM Ingénierie Corbas, WSI, Transsolar, ingénierie et BET ; Architecture & Technique, scénographie ; Altia, acousticien
  • Surface : 7 465 m² (Platine) et 2 795 m² (bâtiment de l'Horloge)
  • Coût : 41,54 M € HT dont 23,5 M € HT pour la Platine et 11,2 M € HT

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