Redécouvrir le sanatorium du parc de la Bucaille, un exemple de typologie thérapeutique

Au cœur du parc régional du Vexin, le sanatorium du parc de la Bucaille, conçu par les architectes Edouard Crevel et Samuel Decaux pour lutter contre la tuberculose, est, à sa livraison en 1933, le plus grand de France. Retour sur un exemple d’architecture sanitaire méconnu qui expose une problématique d’actualité. Non seulement il interroge l’adaptation de l’architecture thérapeutique aux nouvelles épidémies de notre siècle mais pose la question de son devenir patrimonial, de sa transformation pour des usages futurs.

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Le sanatorium du parc de la Bucaille. Vue sur l’escalier hors-d’œuvre à l’est du bâtiment. - © Photographie prise par l’auteure, pavillon des hommes, septembre 2018.
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La tuberculose, surnommée «peste blanche», a décimé les européens par millions jusque dans les années 1940. D’origine bactérienne, la maladie est plus répandue sous forme pulmonaire appelée phtisie. Cette épidémie touche principalement la classe ouvrière en raison de leurs conditions de vie insalubres et du surpeuplement de leurs lieux de travail. Appelée également «la maladie des petites bonnes», la tuberculose n’épargne pas le milieu bourgeois au cœur duquel des politiciens engagés dans le mouvement hygiéniste mirent en place des programmes d’investissements publics pour la construction de sanatorium. De la tuberculose à la typologie sanatoriale Du latin sanare, «soigner, guérir», le terme sanatorium fut tout d’abord introduit par des phtisiologues anglais dans les années 1840 pour […]

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